Sabordage – REPORTE AU 18/11/2021

Chers spectateurs,
Comme annoncé précédemment, en prévision de la prolongation des mesures de confinement par le gouvernement, nous avons pris la décision de reporter les 2 représentations de « Sabordage » à une date ultérieure (non encore déterminée).
Nous vous remercions de votre compréhension et de votre fidélité à notre programmation.

Prenez soin de vous !

 

 

Collectif Mensuel

Après « L’Homme qui valait 35 milliards », « Blockbuster » et « 2043 », le Collectif Mensuel nous présente sa nouvelle création !

 

Ça pourrait être l’histoire d’une île minuscule, perdue dans les eaux bleues du Pacifique. Une île où vit une population paisible, perpétuant depuis des millénaires un mode de vie en équilibre avec la nature. Un beau jour, débarquent des explorateurs anglais à la fin du XVIIIe siècle. Accueillis à bras ouverts par la population du l’île, ils ne tardent pas à découvrir que le sol regorge de phosphate, un minéral bien utile pour fertiliser les terres arides d’Australie. L’île minuscule se transforme alors en mine à ciel ouvert, les cargos repartent les cales chargées… Le travail ne manque pas, il suffit de se retrousser les manches.

 

Ça pourrait être l’histoire de l’horrible colonisation d’un petit coin de paradis. Mais il n’en sera rien car les habitants regardent les Occidentaux emporter leurs richesses, tandis qu’eux continuent de pêcher paisiblement. Leur île est toujours aussi belle.

 

Ça pourrait être l’histoire d’une descente aux enfers. En trente ans à peine. Trente ans d’exploitation des ressources. Trente ans de gaspillage. Trente années de sabordage systématique.

 

Ça pourrait être l’histoire d’un sabordage collectif, d’une destruction des ressources pour alimenter une croissance dénuée de sens… L’île prend l’eau de toutes parts. Le paradis est bel et bien perdu. Reste une dernière source de revenus : une partie de l’île est louée à l’Australie qui y installe un centre d’enfermement pour migrants. Des gens venus du bout du monde, privés de leur liberté, alors que de l’autre côté des barbelés, un peuple en piteux état est désormais incapable de pêcher ou de planter un arbre.

 

Et si, au lieu d’attendre qu’une solution ne tombe du ciel ou du bureau présidentiel, les habitants reprenaient leur futur en main ? S’ils abattaient les grilles et réinventaient une façon de vivre en harmonie avec la mer et la terre, avec les gens venus du bout du monde, qui ne demandent qu’à se rendre utiles, avec les gens nés dans l’île, qui ne demandent qu’à vivre heureux, le plus longtemps possible.

 

Ça pourrait être l’histoire d’une renaissance. Ça pourrait être l’histoire d’un monde encore à inventer.

 

L’île dont il est question dans cette histoire, c’est Nauru. La petite histoire de son sabordage n’a rien d’une fiction. Mais cette histoire est aussi celle de notre planète entière. Il n’est pas encore trop tard pour éviter la catastrophe, mais le délai pour réagir est à chaque minute plus court. Le sabordage est en cours, il s’encourt, il n’y a plus un instant à perdre si nous ne voulons pas que le naufrage de Nauru soit la répétition générale de l’effondrement de notre planète au grand complet.

 

La cupidité et la bêtise sont des moteurs universels. Nous avons mis les commandes entre les mains des plus arrivistes et des moins capables. Des irresponsables, oui, mais c’est à nous d’en prendre la responsabilité et de piler sur les freins avant que le pillage ne soit irréversible.

 

Sur scène, le collectif mensuel continue son exploration d’un spectacle multiforme : la surface de l’île sert de plateau à un récit où se mélange théâtre d’objets, projections, doublages, slam, mashup et rock n’roll pour raconter la bêtise des hommes, la corruption et l’appât du gain, le dérèglement climatique, la surexploitation et l’arrivée imminente du mur dans lequel nos civilisations vont s’encastrer. À moins que…

 

Avec humour et enthousiasme, le Collectif Mensuel réinvente la petite histoire de Nauru pour aborder et saborder l’effondrement qui vient.

 

Puisqu’on nous annonce l’arrivée imminente de la fin des temps, il est urgent de réfléchir à toutes les manières dont notre monde peut se saborder pour laisser place à un autre. Plus drôle, plus fou, plus humain, plus durable.

 

Petite île à la dérive au milieu d’un espace infini, presque aussi vaste que notre capacité à nous anéantir.

 

 

Durée : indéfinie, spectacle en création

Tarif normal : 15€ / tarif réduit (-25 ans & + 65 ans) : 12€

Abonnement normal : 12€ / Abonnement réduit (-25 ans & + 65 ans) : 10€

Article 27 : 1,25€ / Accessible en abonnement scolaire

Date

jeu 23 Avr 2020

Heure

20:00

Lieu

Centre culturel de Verviers/Espace Duesberg
Boulevard de Gérardchamps, 7c
Tickets